Il est temps de se concerter
Et de finir l'inachevé
Mettant en commun tous les sujets qui m'ont touché,
Libérer mon imagination, faire place à la constatation
La confirmation de tout ce que j'ai pu dire sur ce monde de fêlés n'était pas erroné.
Et on est consterné devant le dernier jour d'un condamné.
Révolté que l'Homme puisse décider seul
De qui vivra ou pas, peu importe le coupable.
C'est le monde et ses bavures policières
Le monde et sa loterie judiciaire.
Justice arbitraire, ici on est jugé
Peu importe la manière.
Mais ici on cache aussi la vérité,
Et on est la pour la démasquer.
Pour ceux qui meurent dans le silence
Masqués par les discours de son Excellence.
Coups médiatiques, coups prolifiques
Tout ça pour mener à bien leur politique.
Tout ça devient bien pathétique
Et ouais c'est ça la nouvelle République.
L'Etat nous opprime et nous réaffirme
Que tout s'arrangera dans cette énorme firme.
Mais rien n'change alors c'est la déprime
Mais ne tombe pas si bas,
Ne tombe pas dans la mafia du crime
Il y a d'autres façons de se révolter
Bien sûr, il y a beaucoup de secrets gardés
Mais au moins, il n'y a plus de crime contre l'humanité.
Ils nous font croire, ils nous font boire pour oublier
Mais on sait très bien au fond qu'il n'y a plus d'espoir.
On vit tous dans la télé
Obligé de consommer
Affamé par tout ce qui nous est proposé
On achète jusqu'à devenir une machine
L'histoire se répète jusqu'à se briser l'échine.
L'argent est le principal souci dans cette vie
Sans lui, impossible de construire son petit bout de paradis
Il faut sauver ce monde de cet état secondaire
Sauver le monde de l'égoïsme planétaire
Dénoncer les plus gros qui s'engraissent sur le dos de ceux qui n'ont rien à manger,
Sales conditions,
Profitant de leur situation pour en tirer
Tous les bénéfices, des sacrifices ?
Laissez-moi rigoler, hériter d'une richesse non méritée
Sans faire d'efforts ardus,
Contraire à ceux qui s'y perdent à corps perdus
Et pour gagner quoi ?
Un salaire miséreux
Désireux d'une meilleure vie, pour leur descendance,
Ils sont révoltés, mais comme tous les autres
Sont réduit au silence.
Et voilà comment se forment les inégalités.
Les cités éclatent, les matraquent claquent, les jeunes pètent des câbles
La violence fait preuve d'une omniprésence
Nourris bien sûr par la télé
Et par tous les mensonges gobés.
L'Homme le créateur de l'horreur
Enlevant à tout être le droit au bonheur.
J'écris ce que ressent mon c½ur
Mais bon tout prend une telle grandeur
Qu'à chaque heure ma peine prend de l'ampleur.
Un jour tout va péter
Et ce jour, je n'ose même pas l'imaginer
Les gens exorcisés, on est tous manipulés.
Ils nous mettent tous au garde à vous
Voulant de nous un comportement plus qu'exemplaire
Moi je n'fais que raconter la vie et ses travers
A vous maintenant de réviser votre inventaire.
Le bonheur, c'est la famille
La trahison, les amis
La vraie valeur, l'honneur
J'ai le style typique de l'homme libre
Ecrivant ce que je ressens sur papier
N'ayant pas peur de ce que les autres peuvent penser,
Sans conditions, sans transitions,
C'est ma liberté d'expression.
L'Homme est bien à ses dépends.
L'erreur la plus grave de la nature
En le créant, elle a signée elle-même son arrêt de mort,
Bien conscients que nous avons torts
Nous continuons, aggravant notre sort.
Toute chose est éphémère
Mais pardonnez nous, pardonnez nous
De l'ignorance planétaire.
Aveuglés par ce que l'on veut voir
Et non pas par ce que nous voyons
Nous croyons encore dur comme fer
Qu'un jour nous changeront.
Merci de rappeler qu'en Afrique il n'y a pas de fric pour vie,
Et merci aussi de rappeler qu'en Amérique il n'y a que de flics pourris.
Enfance maltraitée, enfance gâchée
Par ce système qui peine à se mettre en place malgré toutes les menaces,
Enfance dévastée par la guerre, kalash' entre les mains,
Marché des armes,
Coulées de larmes
Business ignoble et sans âme.
Ils implantent la croix dans la société
Pour nous faire croire au moins en quelque chose,
Pour mieux entretenir l'espoir.
La religion comme dernier recours pour certains
Comme dernier refuge,
Alors on invente maintes ruses pour s'en sortir,
Pour enfin finir libre.
Merci au rap qui m'a ouvert les yeux sur le monde.
Merci à ma famille et mes amis qui, sans le faire exprès et par une réflexion,
M'ont fait comprendre la vie et ses tourments,
Et qui m'ont fais devenir prudent et méfiant sur le mot qui revient à chaque fois,
La confiance.
Alexis...